Un roman graphique incroyable qui fait voyager : « Géante » de J.C Deveney et Nuria Tamarit

Titre : Géante, histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté

Scénario : J.C Deveney

Dessins : Nuria Tamarit

Éditions : Delcourt

Pages : 400

Prix : 27€95


Résumé :

« Elle était une fois Céleste, géante véritable, orpheline recueillie au coeur de la montagne, petite dernière d’une famille de six frères. Et quand vient le temps où chacun s’envole du cocon familial, Céleste veut elle aussi arpenter de nouveaux horizons. De la Vallée aux Marais en passant par Dorsodoro, elle découvrira l’hostilité créée par la différence, les injustices de la guerre ou de la religion mais aussi l’amour et pourquoi pas, au bout du chemin, la liberté d’être elle-même ? »


Mon avis :

Ce géant roman graphique à été un coup de coeur ! Il avait tout pour me plaire : un style graphique plein de douceur aux couleurs vives ainsi qu’un scénario aux différents niveaux de lectures parfaitement transcrit.

Bien plus qu’un simple roman graphique, ce livre prend les allures d’un conte initiatique où sont questionnés le féminisme, la quête d’idéal mais surtout la liberté.

J’ai d’abord été attirée par la magnifique couverture qui trônait au milieu des autres romans graphiques. Puis, j’ai découvert le style graphique de l’illustratrice et je me suis plongée dans le résumé. « Elle était une fois… » est une entrée qui m’a saisit ! Je ne pouvais pas, ne pas découvrir cet ouvrage qui semblait si intelligemment pensé ! Alors je suis repartie de ma librairie avec. Et devinez quoi, aussitôt acheté, aussitôt dévoré !

Dès les premières pages, j’ai succombé au style graphique et à la plume du scénariste ! Comment peut-on transcrire autant de poésie, tant dans les graphismes, que dans les paroles des personnages ? Bref, je suis tombée amoureuse de « Géante » qui fait désormais partit de mes favoris !

Dans ce somptueux roman graphique, nous faisons la rencontre de Célèste, une géante, mais pas que… Cette jeune femme, que l’on voit grandir dans les premières pages, est intelligente, curieuse, bienveillante, attentionnée, et j’en passe. Recueillie bébé, sa famille adoptive lui trouve une place dans son foyer mais aussi dans son coeur. Accepté telle qu’elle est, tout comme ses frères le sont pour leurs personnalités hétéroclites. Dès le début de l’histoire, on comprend que ce roman graphique va délivrer de nombreux messages tout simplement importants et beaux… En commençant par l’acceptation de l’autre, le livre va peu à peu s’ouvrir à des questionnements tant universels que personnels.

Par la force des choses, Céleste quitte sa famille pour la vallée… Commence une épopée qui va lui faire découvrir que si sa grande taille pose parfois problèmes, ce n’est pas celui qui l’incriminera. Car Céleste est une femme.

Dans les pages de ce roman graphique, Céleste va faire de nombreuses rencontres et toute la guideront à découvrir qui elle est et ce en quoi elle aspire. Car cette grande femme va faire ses propres expériences et ses propres découvertes, révélant en elle une héroïne inspirante et pleine de vie ! Intrépide, elle va apprendre à défendre ses libertés tout en cherchant à préserver celles des autres. Sa bienveillance et son soucis vis-à-vis d’autrui à su me toucher.

Pour ce qui est des graphismes, je ne saurais vous exprimer à quel point je les aime ! Ils sont originaux et sortent de l’ordinaire mais malgré cela ils me semblent tout de même très personnel, comme s’il était évident qu’ils soient les graphismes adoptés pour ce récit progressiste ! La douceur et la simplicité des traits permettent d’aller à l’essentiel tout en transcrivant à merveille les lieux et les personnages de cette épopée.

Les aplats, aux couleurs vivantes, sont rehaussés d’effets de matières très intéressants (comme par exemple pour le traitement des nuages ou le traits du crayon apparaît). Les ambiances colorées m’ont semblé pertinentes tant vis-à-vis des saisons que des lieux que traversent Céleste. Dans la forêt, les tons verts, verts d’eau et bleutés s’accordent à sa peau de bébé. Puis ce sont les feuillages aux teintes automnales qui s’accordent à sa merveilleuse chevelure rousse. Au fil du récit les ambiances deviennent encore plus marquées : la nature et les ciels étoilés laissent la place à des espaces intérieurs aux couleurs semblant s’accorder à l’humeur de Céleste… Tout est intelligemment pensé, et cela se voit !

À mes yeux, « Géante » est un récit contemplatif où le dessin, à la frontière de l’illustration, nous berce dans un monde à la fois dur et magnifique. La quête de sois, de l’amour mais surtout de la liberté guide cette histoire si admirable par ses messages progressistes. C’est un univers riche où des idéologie très différentes se croisent, de quoi nous faire réfléchir sur nos idéaux, nos volontés, nos combats et nos rêves.

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