« Une fêlure », terrible récit qui dément une enfance idyllique

Titre : Une fêlure

Auteur : Emmanuel Régniez

Éditions : Le tripode

Publication : 8 avril 2021

Genre : Contemporain

Thèmes : Famille, Désillusion, Vengeance

Pages : 120

Prix : 13€


Résumé :

« On le sait, et l’oublie trop souvent, les contes ne sont pas que pour les enfants. Ils disent ce qu’il y a de plus terrible et dangereux. Bien mieux, bien plus, que beaucoup de romans.
Une Fêlure est un récit. C’est aussi un conte. Il livre l’errance, l’horreur d’une famille. Et révèle comment la littérature peut sauver alors la vie. »


Mon avis :

Se plonger dans « Une fêlure », c’est accepter d’être révolté, pris au dépourvu et tourmenté par une écriture froide, qui semble dénouée de tous sentiments. Véritable parti prit qui permet de réveiller un terrible sujet, les choix narratifs et stylistiques bien particuliers de ce roman ont su faire de cette lecture un récit perturbant mais surtout marquant.

Cette histoire, c’est celle d’une enfance brisée par une ogresse. Une mère de famille qui détruit tout sur son passage dans le secret et le calme de la maison. « Une fêlure » est le recueil d’une vengeance froide d’un couple malheureux et jaloux sur leurs enfants, à travers le regard d’un jeune garçon qui aurait rêvé de l’enfance paisible que l’on souhaite à tous les gamins de son âge.

En commençant cette lecture, je me suis retrouvée prise dans les fillets d’une curiosité malsaine. J’ai dévoré chaque pages avec avidité, cherchant le point de non retour entre les lignes du jeune homme brisé… Les premières pages sont douces, rêveuses et pleine de tendresses, laissant l’horreur s’installer d’autant plus brutalement dans la suite du livre.

Ce livre se caractérise par son écriture calme, froide et prenante. Saisi par une inquiétude profonde et hypnotisé par la minutie presque scientifique de l’auteur, il est impossible de freiner la lecture ou de mettre un terme à celle-ci avant d’avoir refermé totalement le roman. Addictif par son côté perturbant, presque empreint de voyeurisme, le livre témoigne d’une douleur invisible avec rigueur.

C’est une histoire sombre, dictée par l’indicible qui se révèle à travers les courts chapitres marquants. Poignard dans le dos et vengeance malsaine, ce roman revendique l’horreur qu’imposent des adultes à leurs proches… Une lecture difficile qui va restée en moi un bon moment et que je recommande pour un public averti ! C’est une expérience de lecture terrible mais parfois nécessaire à mes yeux.

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