Surprenante découverte entre tradition et transmission : « Le rakugo, à la vie à la mort »

Titre : Le rakugo, à la vie à la mort

Auteur : Haruko Kumota

Éditions : Le lézard noir

Publication : 19 Août 2021

Genre : Manga Josei

Thèmes : Rakugo, Tradition, Transmission, Passion, Théâtre

Pages : 348

Prix : 18€


Résumé :

Dans le Japon des années 1960, Kyoji est libéré de prison pour bonne conduite. Sans famille ni attache, il est déterminé à devenir le disciple de Yakumo, un grand maître du théâtre Rakugo, depuis qu’il a assisté à son impressionnante prestation au bagne. Étrangement le sensei choisit de prendre le jeune homme sous son aile, alors qu’il n’avait jusque-là accepté aucun apprenti, et lui donne même un nom de scène : « Yotaro ». Une nouvelle vie s’ouvre dès lors pour Yotaro qui tentera de faire perdurer cet art l’ayant tant aidé durant ses heures les plus sombres, avec le soutien du domestique Matsuda et de la jeune Konatsu, fille d’un célèbre Rakugo-ka, décédé de façon tragique, qui fut autrefois l’ami et le rival de Yakumo…


Mon avis :

Ce premier volume de la saga « Le Rakugo, à la vie à la mort » n’a pas été facile à appréhender mais a su me transporter au coeur d’une tradition riche et surtout, qui m’était totalement inconnue. Vibrant de passion et de dévouement à un art ancestral, ce manga m’a bercé dans une bulle étonnamment consolante. Armé d’un graphisme plutôt classique, bien qu’empreint d’une richesse dans le travail des expressions des personnages, ce premier tome offre une introduction forte et engageante au sein d’une saga que je pense poursuivre avec attention, tant sous sa forme papier que numérique, à travers l’animé.

Direction le Japon des années 60. C’est au côté de Kyoji, tout juste libéré de prison que nous plongeons dans l’art du rakugo. Sans famille ni attache, le garçon décide de devenir le disciple du grand maître du théâtre Rakugo : Yakumo ; suite à une démonstration de ce dernier au sein du centre pénitentiaire. Est-ce la determination surprenante, l’innocence déstabilisante où bien le culot qui à offert au jeune homme le statu tant convoité de disciple ? Toujours est-il que le maître Yakumo le prend sous son aile et fait de lui son apprenti. Vite renommé « Yotaro », le garçon s’ouvre alors sur un monde aussi secret que fascinant où l’art du Rakugo perdure dans les mots et les gestes des plus grand mais aussi dans les mémoires. Car Yotaro ne va pas se construire seul. C’est en rencontrant la fille d’un célèbre Rakugo-ka, décédé de façon tragique, qui fut autrefois l’ami et le rival de Yakumo, que Yotaro va explorer les complexités de cet art aussi personnel, qu’ancestral.

Les émotions vives transcrites pages après pages soulignent avec brio le talent incontestable de Haruko Kumota. D’abord plutôt simple dans la narration qu’elle nous propose puis explorant la richesse de l’art du Rakugo, la mangaka s’octroie le luxe de jouer avec les temporalités et les non-dit, insufflant à ce premier tome de multiples intrigues, qui s’étofferont certainement dans les tomes suivants.

En me plongeant dans ce manga, je me suis laissée emporter par la narration immersive. Prenante par son caractère calme et introductif, elle offre une histoire convaincante à cheval entre un récit historique et une tranche de vie. Enfin, pour vivre pleinement l’expérience des scènes de théâtre de Rakugo, je recommande chaudement de visionner l’animé en simultané. Car il parvient à transcrire avec franchise la force et le caractère des Rakugo-ka, et surtout les histoires dans leurs entièreté.

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2 réflexions sur “Surprenante découverte entre tradition et transmission : « Le rakugo, à la vie à la mort »

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