« Le garçon au sommet de la montagne », une histoire glaçante entre haine et innocence

Titre : Le garçon au sommet de la montagne

Auteur : John Boyne

Éditions : Gallimard Jeunesse

Publication : 9 Juin 2016

Genre : Roman Jeunesse, Young Adult, Historique, Drame

Thèmes : Seconde Guerre Mondiale, Guerre, Idéologie, Embrigadement, Famille

Pages : 264

Prix : 13€


Résumé :

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le petit Pierrot mène une vie insouciante et heureuse à Paris. Devenu orphelin, il rejoint sa tante, en Allemagne dans une maison en haut de la montagne. Sauf qu’il ne s’agit pas d’une maison ordinaire. C’est le Berghof, la résidence secondaire d’Hitler. Pierrot va découvrir un nouveau monde, fascinant et monstrueux.


Mon avis :

Fiction historique bouleversante, « Le garçon au sommet de la montagne » raconte le destin tragique d’un enfant innocent et naïf baigné dans les propos et agissements du Führer. Véritable plongée romancée dans une part sombre de l’Histoire, ce livre dit la monstruosité inculqué à un enfant par une idéologie terrible et l’endoctrinement solidaire à celle-ci.

« Le garçon au sommet de la montagne » est l’histoire de Pierrot, un jeune garçon insouciant né de l’union d’une française et d’un allemand. À l’aube de la seconde Guerre Mondiale, sa vie bascule. Devenu orphelin après le suicide de son père et la mort de sa mère, Pierrot est envoyé auprès de sa tante en Allemagne. Bien loin d’être une résidence ordinaire, l’enfant se retrouve au sommet de la montagne dans la résidence secondaire d’Hitler : le Berghof. Là, la droiture de l’enfant ainsi que son innocence vont peu à peu s’effriter, embrasés par un endoctrinement terrible son identité et l’enfant qui était sont boulversé…

Avec cette histoire aussi fascinante que glaçante, John Boyne parvient à saisir la complexité d’un personnage est évolution constante. Avec une plume poignante, le pire se dessine peu à peu, la personnalité de Pierrot se déforme, s’adaptant à celle inculquée par Hitler. Aucune forme d’innocence ne survit au lavage de cerveau dont il est victime. Pierrot devient rapidement un jeune homme endoctriné. C’est avec clarté que le changement s’opère, laissant le lecteur face à l’horreur du chemin qu’empreinte le héros…

Inscrit dans un contexte historique marquant, l’histoire se détache d’autres récits à la temporalité similaire ; car au sein des montagnes, la réalité semble tout autre. En huit-clos, les personnages sont coupés du monde. Pierrot s’accorde à la vérité partagée par le Führer sans se poser de question, se détachant de ses valeurs pour devenir un être monstrueux.

Liant histoire et fiction, John Boyne offre un récit terrible mais important car « Le garçon au sommet de la montagne » interroge avec intelligence la place du libre arbitre dans l’éducation, et ce, à travers la période la plus sombre de l’histoire. Une lecture saisissante, redoutable et dramatique porté par une plume éveillée et judicieuse qui transcrit l’envie de pouvoir, de reconnaissance et d’acceptation d’un orphelin qui se sent rejeté.

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