Une aventure bucolique à la morale importante dans « Blaireau et le monstre de l’étang »

Titre : Les Amis du bois sans mousse : Blaireau et le monstre de l’Etang

Auteur et illustrateur : Olivier Desvaux

Éditions : Didier Jeunesse

Publication : 11 mai 20202

Genre : Album Jeunesse

Thèmes : Solitude, Orgueil, Animaux

Pages : 32

Prix : 13€90


Résumé :

Blaireau rentre tout chamboulé de sa pêche à l’étang des Quatre-Vents. Il a tenu au bout de sa ligne, pendant quelques instants, un poisson gigantesque ! Le lendemain matin, il repart avec sa plus grosse canne à pêche, bien décidé à attraper seul ce monstre de l’étang. L’audacieux pêcheur apprendra à ses dépens qu’à trop vouloir on finit par ne plus rien avoir.

Après Les Amis du Bois sans mousse, Olivier Desvaux continue d’explorer et d’étoffer ce monde animalier touchant et hors du temps. Une  nouvelle aventure qui n’est pas sans rappeler la fable du Héron de La Fontaine.


Mon avis :

Élégante fable portée par des illustrations riches et lumineuses, « Blaireau et le monstre de l’étang » raconte avec douceur et malice une histoire à la morale véritable. Une découverte poétique par ses visuels et habitées d’un humour subtil et distingué.

Chamboulé de sa pêche à l’étang des Qautre-Vents, Blaireau est rentré tard hier, ruminant. Au bout de sa ligne s’est tenu, le temps de quelques instants, un poisson gigantesque ! Au lendemain matin, il reprend le chemin avec une canne à pêche plus grosse, plus robuste. Car Blaireau est bien décidé à attraper ce « monstre », dont la capture était si proche la veille. Sur le chemin, il croise ses amis. Mais il passe devant eux avec dédain, méprisant leur invitation car pour lui seul compte l’énorme poisson de l’étang. Il rejoint sa barque, persuadé de pouvoir saisir cette prise. Alors, lorsqu’une petite carpe, au bout de sa ligne, lui propose contre sa liberté, d’exaucer un de ses souhaits, Blaireau n’hésite pas longtemps : il veut pêcher le « monstre » de l’étang ! Les minutes passent et soudain la ligne se tend. Le coeur battant, Blaireau s’accroche, mais est emporté dans l’eau glacée…

Avec ses pleines pages et son ambiance bucolique, « Blaireau et le monstre de l’étang » offre à voir une narration visuelle d’une grande douceur. Réalisées à la peinture à l’huile, les illustrations accordent un effet classique et indémodable à l’album. Avec cette technique, Olivier Desvaux rend compte d’ambiances changeantes et d’une force graphique indéniable. S’enchainent alors dans l’album des illustrations voluptueuses et chaleureuses, aux couleurs calmes et apaisantes.

De son côté, sans se départir de son caractère moralisateur, le texte s’attelle à offrir une narration intelligente, construite autour de son personnage. C’est avec sérénité que les mots explorent l’aventure de Blaireau, accordant un certain sérieux à sa volonté.

« Blaireau et le monstre de l’étang » est un album bien pensé et équilibré entre narration visuelle et textuelle. Il permet à juste titre de comprendre que, parfois, il ne faut pas trop en vouloir, au risque de ne plus rien avoir : amis et petits poissons !

Publicité

Une réflexion sur “Une aventure bucolique à la morale importante dans « Blaireau et le monstre de l’étang »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s