Un conte contemporain et poétique au coeur de la forêt : « Rousse et l’oiselle de feu » de Élodie Chan

Titre : Rousse et l’oiselle de feu

Autrice : Élodie Chan

Illustratrice : Célia Housset

Éditions : L’école des loisirs

Publication : 4 février 2026

Genre : Roman Jeunesse, Vers libres

Thèmes : Magie, Nature, Conte contemporain, Forêt, Transmission, Vie, Poésie

Pages : 190


Résumé :

Rousse vient de franchir la rivière interdite. Elle cherche la sorcière d’automne : celle qui apparaît et disparaît comme un souffle de vent, celle dont les cheveux blancs traînent jusqu’à terre. Dans sa maison mouvante, la sorcière attire les sangsues et transforme les animaux en chimères. Personne ne lui résiste. Pourtant, Rousse doit l’affronter, car la sorcière d’automne a juré d’emporter sa grand-mère au royaume des morts. À moins que l’oiselle de feu, créature née des flammes, ne lui vienne en aide ?


Mon avis :

Entre conte contemporain et virée aussi poétique que cauchemardesque au sein d’un univers nourrit par une magie ancestrale et une nature indomptable, « Rousse et l’oiselle de feu » est un ouvrage unique. Avec une plume vibrante, portée par un vers libres aussi puissant qu’instinctif, Élodie Chan guide son héroïne au coeur de la forêt dans un voyage initiatique, fantastique. Une lecture singulière, animée par une aventure empreinte d’un folklore hors du temps et d’une plume remarquable.

Lorsque Rousse apprend que la sorcière d’automne est sur le point d’emporter sa grand-mère au royaume des morts, elle décide de franchir la rivière interdite pour tenter de négocier avec celle qui apparaît et disparaît comme un souffle de vent, celle dont les cheveux blancs traînent jusqu’à terre : Yaya. Accompagnée de Dovoï, une créature protectrice née des flammes et d’un nouvel ami, rencontré au creux de la forêt, Rousse décide d’affronter la sorcière d’automne pour sauver sa grand-mère…

S’il est quelque peu complexe d’entrer dans le roman, une fois passées les premières pages, s’ouvre un univers empreint d’un réalisme magique et de légendes habilement exploités.

Avec simplicité, Élodie Chan questionne la transmission et le cycle de la vie dans ce qu’il a de plus poétique, fascinant mais aussi tragique et sombre. Équilibriste, l’autrice parvient ainsi à offrir une histoire harmonieuse où s’active la douleur, le macabre au même titre que la beauté, l’amitié et l’amour. C’est aussi subtil que déstabilisant au premier abord, mais l’effet est d’une belle justesse !

« Rousse et l’oiselle de feu » est une très bonne lecture, à l’ambiance marquée, qui semble cependant légèrement difficile pour le lectorat auquel elle se destine initialement. Il s’agit d’un roman en vers libres où la forme importe autant que l’histoire !

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