
Titre : Lettres perdues
Auteur : Jim Bishop
Éditions : Glénat
Publication : 21 juin 2024
Genre : Roman Graphique, Bande-dessinée fantastique
Thèmes : Aventure, Orphelin, Deuil, Dépression, Quête, Famille, Identité, Lettres, Adolescence
Pages : 200
Prix : 22€
Résumé :
Comme tous les matins, Iode attend impatiemment cette lettre que le facteur tarde à lui apporter. Surement une blague de ce farceur de poisson-clown qui s’amuse à livrer son courrier aux voisins… Ou peut-être a-t-il simplement été égaré ? Il n’y a qu’un seul moyen d’en avoir le cœur net : se rendre en ville. Embarqué dans sa petite auto vert pomme, Iode fait la rencontre de Frangine, une autostoppeuse au caractère bien trempé qui effectue une livraison pour le compte du mystérieux groupe mafieux « la pieuvre ». Seulement, lorsque cette dernière décide de lui fausser compagnie, le jeune garçon s’inquiète et décide naïvement de partir à sa recherche. Sans le savoir, Iode vient de mettre les pieds dans une affaire qui le placera au cœur d’un terrible drame.
Mon avis :
Avec un style graphique coloré et attractif, Jim Bishop propose à ses lecteurs de plonger dans un monde atypique où cohabitent humains et poissons. C’est au sein d’un imaginaire foisonnant et farfelu que l’auteur déploie son histoire. Si cette bande-dessinée semble légère par son traitement graphique, ce sont bien des thématiques sensibles qui articulent l’histoire. Ainsi, entre humour et aventure, « Lettres perdues » aborde le deuil et la dépression pour offrir une expérience de lecture inattendue !
Comme tous les matins, Iode attend une lettre. Impatient, il guette au large l’arrivée du facteur, un poisson-clown farceur. Mais une nouvelle fois, aucune lettre ne lui parvient. Il est persuadé qu’il y a erreur, alors il se rend en ville pour en avoir le coeur net… Peut-être que la lettre a simplement été égarée ? Sur la route, il fait la rencontre de Frangine. L’autostoppeuse au fort caractère effectue une livraison pour le compte de « la pieuvre », un groupe mafieux qui détériore le littoral. Lorsqu’elle lui fausse brutalement compagnie, Iode s’inquiète et signale naïvement sa disparition auprès d’un policier incompétent. Sur les traces de la jeune femme, Iode se retrouve sans le savoir au coeur d’un terrible drame…
Jim Bishop propose avec ce roman graphique une lecture hors norme. L’univers surréaliste et l’humour décalé qui s’y déploies convient absurde, drame et mélancolie, pour un savant mélange qui n’est pas sans rappeler la richesse du travail de Hayao Miyazaki. « Lettres perdues » perturbe par son caractère aussi poétique que tragique… Une dualité aussi retranscrite par la luminosité éclatante des illustrations qui habite même les scènes les plus sombres du roman graphique. Une lecture agréablement surprenante ; aussi attendrissante que déstabilisante !
