Complexité du passage à l’âge adulte dans « Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été » de Clara Héraut

Titre : Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été

Autrice : Clara Héraut

Éditions : Hachette Romans

Publication : 29 mai 2024

Genre : Roman Contemporain Young Adult

Thèmes : Vacances, Famille, Soeurs, Dépression, Adolescence, Orientation sexuelle, Amitié, Anxiété, Orientation scolaire

Pages : 436

Prix : 19€


Résumé :

Comme chaque année, Léna et Phoebe passent les vacances d’été sur la côte basque. Léna ne rêve que de surf et de faire la fête sur la plage, tandis que Phoebe peine à reprendre son souffle après une première année de fac compliquée. Les deux sœurs ne se parlent presque plus et leur famille est au bord de l’implosion. Mais cet été, il y a Inaya, cette fille qui bouleverse toutes les certitudes de Léna. Il y a aussi Isaac, le premier amour de Phoebe à qui elle a brisé le cœur l’été dernier. Il y a surtout ces choses que les deux sœurs ne se sont jamais dites.


Mon avis :

« Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été » bouleverse par son apparente simplicité et sa justesse. Témoignant de la complexité du passage à l’âge adulte et des relations intra-familiales, ce roman s’attèle, sous la chaleur d’un soleil estival, à construire le portraits de deux soeurs aux antipodes, pourtant animées d’un amour inconditionnel. Un roman qui repose sur ces personnages, dont le caractère et l’identité marque les esprits.

C’est l’été et comme chaque année, Léna et Phoebe passent les vacances d’été sur la côte basque auprès de leur famille. Elles ne se parlent presque plus et taisent mal-être et questionnements, au sein d’une famille que le bord de l’implosion. Léna rêve de surf et de faire la fête sur la place. Mais cet été, elle rencontre Inaya, qui bouleverse chacune de ses certitudes. Phoebe, elle, peine à se retrouver après une première année de faculté compliquée, d’autant qu’elle risque de croiser Isaac, son premier amour, a qui elle a brisé le coeur l’été passé.

Clara Héraut propose un roman où s’opposent les voix de deux soeurs. Léna, fougueuse est une véritable tornade. Son attitude offusque, elle est explosive, semble égoïste, irresponsable et provocatrice… Mais derrière l’identité de grande gueule qui colle à la peau de l’adolescente s’établie une grande sensibilité et l’incapacité évidente de se faire comprendre, d’exprimer le maelström qui l’habite. Phoebe, est secrète, elle semble perdue, éteinte. Noyée par la pression, celle qu’elle s’impose et celle de sa famille, la jeune femme ne parvient pas à reprendre son souffle et absorbe tout, incapable de partager son malaise.

La force de « Les coquillages ne s’ouvre qu’en été » réside dans l’empathie évidente de Clara Héraut, qui parvient à donner vie à des personnages que tout semble opposer mais dont le réalisme imprègne les pages. Le lecteur s’identifie aux réactions, vécus et ressentis de ces adolescentes avec aisance, faisant de ce roman une expérience de lecture sincère, émouvante et très personnelle. Un coup de coeur !

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