
Titre : Chronique d’une mort annoncée
Auteur : Gabriel Garcia Marquez
Éditions : Audiolib
Publication : 15 Janvier 2025
Genre : Roman, Littérature colombienne
Thèmes : Vengeance, Meurtre, Fatalité, Honneur, Mort
Pages : 116
Résumé :
Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu’ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l’exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l’aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte.
Pourquoi le crime n’a-t-il pu être évité ? Les uns n’ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d’ivrognes ; d’autres ont tenté d’agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d’imprévus – souvent joyeusement burlesques –, et aussi l’ingénuité ou la rancœur et les sentiments contradictoires d’une population vivant en vase clos dans son isolement tropical, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin.
Mon avis :
Explorant le sujet de la fatalité, Gabriel Garcia Marquez invite le lecteur à découvrir un récit inéluctable, dont la finalité est déjà annoncée : Santiago Nasar va mourir. Découverte en livre audio, cette histoire hallucinante mêle humour, croyances et destin pour offrir une fiction unique.
« Chronique d’une mort annoncée » s’ouvre sur le matin de la mort de Santiago Nasar, racontée à postériori par le narrateur. S’érige au fil des pages le motif du meurtre de cet homme, partagé à travers les différents événements précédents le sanglant assassinat. Navigant entre les personnages, les témoins et les points de vue, Gabriel Garcia Marquez construit une narration ou se brouillent tous repères temporels jusqu’à la scène de la mort de Santiago Nasar.
Portée par la peur du destin et les traditions, l’honneur familial et la notion de communauté, ce court récit est d’une fatalité déconcertante. Impuissant, le lecteur découvre que l’ensemble du village était au courant du meurtre à venir et qu’aucun des protagonistes n’a essayé d’interrompre le drame qui se profilait. Gabriel Garcia Marquez met ainsi en exergue les considérations sociales propres au contexte historique du roman, faisant de la religion et des moeurs, parties prenantes de l’intrigue.
Plutôt lente, la narration, d’abord proche de celle d’un western, s’éternise et ne parvient pas à faire monter la tension pourtant initialement induite par le sujet du roman. Exempt d’émotions, le récit se veut factuel et distant, ne permettant pas de s’attacher au malheureux Santiago… Cela, bien que la plume de Gabriel Garcia Marquez soit appréciable par son aspect parfois burlesque et rude !
Cependant, si l’histoire n’est pas parvenue à me captiver, la voix de Thierry Blanc a su retranscrire l’ambiance si atypique de cette histoire, notamment par sa prononciation espagnole maitrisée des noms. Une lecture audio agréable et surprenante !
