
Titre : Lovely War
Autrice : Julie Berry
Éditions : Viking Book
Publication : 5 mars 2019
Genre : Roman historique, Fiction, Romance
Thèmes : Mythologie, Guerre, Amour, Grande Guerre, Musique, Racisme, Passion, Ségrégation, Amitié, Engagement
Pages : 471
Prix : 15€50
Résumé :
It’s 1917, and World War I is at its zenith when Hazel and James first catch sight of each other at a London party. She’s a shy and talented pianist; he’s a newly minted soldier with dreams of becoming an architect. When they fall in love, it’s immediate and deep–and cut short when James is shipped off to the killing fields.
Aubrey Edwards is also headed toward the trenches. A gifted musician who’s played Carnegie Hall, he’s a member of the 15th New York Infantry, an all-African-American regiment being sent to Europe to help end the Great War. Love is the last thing on his mind. But that’s before he meets Colette Fournier, a Belgian chanteuse who’s already survived unspeakable tragedy at the hands of the Germans.
Thirty years after these four lovers’ fates collide, the Greek goddess Aphrodite tells their stories to her husband, Hephaestus, and her lover, Ares, in a luxe Manhattan hotel room at the height of World War II. She seeks to answer the age-old question: Why are Love and War eternally drawn to one another? But her quest for a conclusion that will satisfy her jealous husband uncovers a multi-threaded tale of prejudice, trauma, and music and reveals that War is no match for the power of Love.
Mon avis :
Avec une langue riche, empreinte de nombreuses formes de subtilités et s’armant d’humour, de lyrisme ou encore de sarcasme, Julie Berry parvient à offrir un fabuleux roman, emplit de nuances. « Lovely War » questionne, à travers deux histoires d’amour nées pendant la grande guerre, la puissance et la fragilité du sentiment amoureux qui s’érige au centre du récit.
Seulement, « Lovely War » est un roman plein de dualités. Si Julie Berry parvient à faire part de délicatesse pour transcrire la complexité de l’amour, elle s’octroie une grande violence pour dire l’horreur de la guerre…
Ainsi, loin de ne s’attacher qu’à une facette romantique, ce roman met en exergue de multiples sujets. S’y déploient l’amitié, la passion, la dévotion, la peur et le dégoût, autant que la résilience. « Lovely War », par son ouverture et sa conclusion, confirme être plus délicat qu’il n’y paraît.
C’est notamment par l’incursion de la mythologie grecque et de quelques-unes de ses figures, que Julie Berry complexifie la portée de son histoire, incluant un récit dans un autre. Si au premier abord, cela semble déstabilisant, ce schéma de narration se révèle rapidement captivant et vivant. Pages après pages, les dieux prennent la parole et donnent corps à l’histoire de Colette, Hazel, James et Aubrey. Par leurs fonctions et attributs, ils conduisent les tournures du récit et se joue de la sensibilité du lecteur.
Le ton de l’histoire est grave mais parvient à s’accaparer une part de mélancolie. Si quelques scènes sont empreintes de pathos, ce n’est pas le cas de l’ensemble, proposant une histoire pleine d’équilibre. Un roman coup de coeur, qui s’applique à emprunter tout en s’en détachant, les codes du roman historique pour offrir une histoire inédite, puissante et historiquement enrichissante.
