« L’enfant et la rivière » : contemplation, naïveté et aventure

Titre : L’enfant et la rivière

Auteurs : Xavier Coste et Henri Bosco

Éditions : Sarbacane

Publication : 4 Avril 2018

Genre : Bande-dessinée

Thèmes : Nature, Solitude, Voyage, Rencontre

Pages : 112

Prix : 19€50


Résumé :

Xavier Coste revisite, par la magie des couleurs, un Bosco éternel. Ce qui attire plus que tout Pascalet, dans ce pays de Provence où il vit, c’est la rivière. Jamais encore il ne l’a vue. Il rêve de suivre à la pêche Bargabot, le braconnier, et de découvrir le mystère de la rivière «interdite». Un jour, les parents de Pascalet s’absentent. Et Tante Martine est bien trop occupée pour faire attention à lui… Pascalet va alors découvrir la fascinante rivière, et aussi Gatzo, un jeune garçon extraordinaire qu’il délivre des bohémiens, et avec lequel il va combler sa soif d’aventures.


Mon avis :

C’est la poésie et la douceur qui se dégage des planches de Xavier Coste qui m’ont engagé dans cette lecture presque déstabilisante. Bien que n’ayant pas saisi toutes les nuances qu’offre cette histoire, je suis restée ébahie face à l’onirisme qui se dégage de l’ensemble de l’oeuvre. Une fois plongé dans son sein, on découvre avec enchantement l’adaptation graphique du classique de Henri Bosco, qui se modernise sous le trait si particulier et vibrant, par ses couleurs, de Xavier Coste. Bande-Dessinée contemplative, « L’enfant et la rivière » est une lecture d’ambiance qui plonge ses lecteurs dans leurs propre souvenirs.

Cette histoire est celle d’un garçon nommé Pascalet. Établit en Provence aux côtés de ses parents et de sa tante, il vit isolé dans les terres, entouré de haies et de champs. Mais ce qui attire le plus Pascalet dans la nature qui environne sa maison est ce qui lui est défendu : la rivière. Un jour, attiré par son mystère , Pacalet profite de l’absence de ses parents et de l’occupation de sa tante pour partir découvrir la fascinante et dangereuse rivière. C’est là qu’il rencontre Gatzo, un garçon bohémien qui va épancher la soif d’aventure de Pascalet…

Histoire trouble qui se construit autour de la notion de liberté mais aussi du danger, « L’enfant et la rivière » offre un récit intime au coeur de la nature, celle qui recèle de mystère. Illustrée avec une large palette de couleurs, le dessin de Xavier Coste réveille la magie mais surtout le frisson et l’émerveillement face à l’inconnu et à l’interdit. C’est à travers les prémisses d’une indépendance attendue par Pascalet que les auteurs questionnent, en parallèle de la beauté que découvre le garçon, la solitude et l’angoisse. Intelligemment explorée, la variété de couleurs empruntées par Xavier Coste dévoile des ambiances marquantes et marquées.

Bien que je n’ai pas su saisir l’ensemble de l’histoire et son intérêt, c’est à travers l’ode à la nature que délivre les auteurs et la soif de découverte de Pascalet que je me suis laissée emportée, appréciant revivre aux côtés de Pascalet les frissons et forts sentiments face à l’aventure, que j’ai moi même éprouvé petite. Pourtant bien loin d’être nostalgique, cette bande-Dessinée met le doigts sur un instant transitoire ou naïveté enfantine se confond avec la soif de connaissance adolescente. Une belle retranscription qui a su me conquérir par ses couleurs et le style illustratif contemplatif de Xavier Coste, parfois unique source d’émerveillement, quand les planches se font muettes.

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