« Sensor » de Junji Ito, mon premier manga horrifique, hypnotisant !

Titre : Sensor

Auteur : Junji Ito

Éditions : Mangetsu

Publication : 1er Septembre 2021

Genre : Manga Seinen, Horrifique

Thèmes : Mystère, Univers, Surnaturel

Pages : 240

Prix : 14€90


Résumé :

La belle Kyôko Byakuya se promène seule au pied du mont Sengoku, parmi des tourbillons de mystérieux filaments volcaniques aux reflets d’or. Au détour d’un chemin, elle tombe nez à nez avec un homme aux propos décousus qui semble l’attendre pour l’inviter dans son village. Ses habitants y vouent un étrange culte au dieu Amagami et son missionnaire persécuté sous l’ère Edo. Cette nuit-là, lorsque Kyoko lève les yeux vers le ciel avec les autres villageois, une nuée de fibres d’or envahit le firmament.

Ce n’est que le premier incident d’une série terrifiante qui s’apprête à bouleverser la réalité telle qu’on la connaît ! Le monde tombera-t-il sous le joug de la mystérieuse Kyôko ?


Mon avis :

Étonnante découverte que je qualifierais d’hypnotisante, le dernier manga de Junji Ito m’a captivé, m’emportant avec avidité au sein d’un genre que je ne connais pas : le manga horrifique. « Sensor » est une lecture troublante, aussi belle qu’angoissante. Recueil de cauchemars entremêlés, ce manga offre à son lecteur des histoires dont les héros perdent toujours leurs objectifs premiers, profitant à un synopsis où destinées croisées effleurent la troublante notion de puissance supérieure.

C’est parmi des tourbillons de filaments volcaniques aux reflets d’or que nous rencontrons Kyôko Byakuya. La jeune femme randonne seule au pied du mot Sengoku lorsqu’elle fait l’étrange rencontre d’un homme aux propos décousus. Ce dernier insiste pour qu’elle l’accompagne jusqu’a son village… Ses habitants y vouent un étrange culte au dieu Amagami et son missionnaire persécuté sous l’ère Edo. Alors la nuit venue, Kyôko Byakuya lève les yeux au ciel comme les autres villageois et découvre une nuée de fibres d’or dans le ciel nocturne. Prédiction d’une éruption, elle assiste impuissante au premier incident bouleversant le réel…

Mêlant différentes intrigues qui se révèlent peu à peu être toutes liées entre elles, Junji Ito convoque une angoisse universelle, celle de l’infini, du cosmique et de l’horreur qu’elle représente pour son caractère insaisissable et inconnu. Apprivoisant un phénomène naturel pour instaurer malaise et peur, le mangaka ne lésine pas sur les sources horrifique dans ce tome.

C’est d’ailleurs en groupant différents cauchemars que Junji Ito est parvenu à moduler cette histoire où l’héroïne de départ laisse rapidement place à un reporter… Chaque histoire semble de prime abord indépendante mais à chaque apparition de Kyôko Byakuya, le lecteur prend conscience des noeuds qui lient avec surprise ces cauchemars.

Avec un trait défini et pur, cette oeuvre ne semble pas s’apparenter à un quelconque manga aux planches trop vives et spontanées où l’horreur ne surgit que par la surprise et le dégout qu’inflige les graphismes aux lecteurs. Ici, le mangaka s’attache à investir une facette psychologique au sein de sont travail, actionnant avec intérêt une peur que l’on ne connait pas encore, trop mystérieuse pour être questionnée.

Les ambiances, transcrites par un graphisme en apparence froid, s’activent à offrir à l’histoire une touche particulière et indescriptible. C’est comme si la rigidité des traits et le dessin poussé des visages ne pouvaient que répondre à cette recherche d’ambiance si unique.

C’est donc avec émotion que je peux affirmer que je vais découvrir d’autres oeuvres du mangaka, maitre de l’horreur. Et ce, en commençant par me plonger dans « Tomie » !

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